BLADE RUNNER 2049

(2017). Trente ans après les événements du premier film, un nouveau Blade Runner, l’officier K de la police de Los Angeles déterre un secret enfoui depuis des années qui risque de plonger ce qu’il reste de la société dans le chaos. Ses découvertes l’amène à rechercher Rick Deckard, ancien blade runner, disparu depuis près de trente ans.

Il est dit qu’il n’est pas nécessaire d’avoir vu le premier pour cette suite, cependant, je pense le contraire, pour deux raisons. La première est que vous aurez une meilleure compréhension du monde et des subtilités qui font la jonction entre les deux films, 2049 est une suite directe de celui sorti en 1982, même s’il se déroule 30 années plus tard. La seconde : pourquoi diable aller voir la suite d’un des plus grands chef d’œuvre, ever, de la science-fiction si vous n’avez jamais pris le temps d’aller voir l’original ? sérieusement ? bon… Enfin, je vous invite à visionner les trois courts métrages sortis ces dernières semaines et qui font la jonction entre les deux films. Ce n’est pas une obligation non plus mais je trouve que cela prépare bien à 2049. Voici les liens : Black Out 2022 (celui-ci est un anime),   2036 : Nexus Dawn, 2048 : Nowhere to run.

L’univers et sa cohérence sont parfaitement respectés. On se retrouve vraiment dans le Los Angeles du futur où il n’y a jamais de soleil, où il ne fait d’ailleurs presque jamais jour, où il est pleut presque en permanence et où la surpopulation s’est accrue. San Diego est même devenu la décharge de la Californie, quelle tristesse. La réalisation de Denis Villeneuve est impeccable, il a su capté l’essence même du premier opus et la photographie est superbe, je n’ai franchement pas été déçu. la musique également est un acteur du film. Je l’ai vu dans une salle IMAX, et ils ne mentent pas quand ils expliquent qu’avec IMAX : “ne regardez pas un film, faites-en parti”.

Ce qui m’a vraiment scotché et qui me fait encore me poser des questions bien après la sortie de la salle reste la dimension philosophique soulevée à de nombreux niveaux. L’agent K, interprété par Ryan Gosling (qui m’a réconcilié avec l’acteur dont je ne suis pas un grand fan) est un blade runner. Il chasse les répliquants de modèles anciens, afin de les mettre hors service. Il est lui-même un répliquant. L’action d’éliminer un de ses congénères se dit “retirer un répliquant” (et non tuer, exécuter ou tout autre terme du genre). L’agent K est alors pris de questionnement quand il doit retirer un répliquant qui est “né” et n’a pas été fabriqué. A-t-on une âme lorsque nous naissons, même si nous ne sommes pas humain ? cela fait-il de lui un assassin ou au contraire quelqu’un de plus humain ? sommes-nous humain par nos actions ou notre nature ? beaucoup de questions qui viennent suite au film. Encore plus fort, j’ai trouvé la relation amoureuse de l’agent K et de l’intelligence artificielle extrêmement beau (la performance de Ana de Armas dans le rôle de Joi est à saluer), comment deux machines (au final) peuvent être connectées au point de vouloir se sacrifier l’un pour l’autre. Je crois même que c’est l’histoire qui m’a le plus touché dans le film.

Je tiens aussi a signaler l’interprétation de Robin Wright, je trouve que cette femme est un modèle de beauté naturelle (si ce n’est pas le cas, bravo le chirurgien ^^) qui m’avait déjà époustouflé dans Wonder Woman et qui là encore mérite qu’on la cite, tout comme Dave Bautista, quelle dommage que son rôle soit si court, il démontre qu’il est un vrai acteur capable de jouer autre chose que Drax dans Gardians of the Galaxy. C’est lui le personnage principal du troisième court métrage dont je parlais plus haut dans la review.

J’ai quand même noté quelques points négatifs. Déjà Harisson Ford… j’adore cet acteur, mais là, il est temps qu’il arrête. Certains vieillissent bien, les Schwazenegger et Stalone portent parfaitement leurs 70 ans, mais c’est bien moins le cas de Ford. J’ai aussi trouvé que 2h45 était un peu trop long, beaucoup de scènes sont superflues et auraient eu leur place sur la version longue du blu-ray. Déçu encore par Jared Leto, on en fait un peu des caisses avec chacun de ses rôles. Après le joker de Suicide Squad et son buzz abusé alors qu’il n’avait que quelques scènes, il recommence avec Blade Runner 2049 où il a été annoncé à grands renforts d’articles un peu partout qu’il a tourné toutes ses scènes avec des lentilles qui le rendaient aveugle pour coller parfaitement avec le rôle de Wallace, alors qu’il passe 10 mn à l’écran en étant assis sans bouger la plupart du temps… je suis un peu perplexe. Bon, ces points négatifs n’entachent pas la qualité indéniable du film qu’il faut aller voir, même s’il est en dessous du chef d’œuvre original. 7.5/10.

 

 

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